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Activités presque à l’arrêt à la plage de pêche de Kajaga

Les activités des pêcheurs de la plage de pêche de Kaja sont quasi à l’arrêt suite à une pénurie de l’essence. Des pêcheurs demandent au gouvernement de trouver une solution à ce problème.

Les pêcheurs de la plage de pêche de Kajaga située en commune Mutimbuzi de la province Bujumbura indiquent que leurs activités sont quasi à l’arrêt ces derniers temps suite à une pénurie du carburant. “Nous n’allons à la pêche qu’une fois par semaine alors que lorsque le carburant est disponible, nous vaquons quotidiennement à nos activités” dit Alexandre Nahabandi un pêcheur.

Ils expliquent que cela est une source de perte pour eux. “Lorsque nous restons à la plage sans travail, nous sommes obligées de contracter beaucoup de dettes et cette situation engendre de la famine car la pêche est notre seul gagne-pain” martèlent des pêcheurs.

Le responsable de la plage de pêche de Kajaga Bienvenue Ngendakumana plaide pour qu’ils soient accordés aux pêcheurs un document leur autorisant à s’approvisionner en carburant dans les stations services lorsque le carburant est disponible “parfois on nous informe qu’il y a eu livraison de carburant mais pour nous en procurer c’est problématique” insiste-t-il.

Alors que ces pêcheurs affirment acheter le litre d’essence à quinze mille francs burundais, ils demandent au gouvernement de trouver solution à ce problème. ” Nous vivotons avec cette pénurie du carburant qui nous empêche de vaquer à nos activités. Nous plaidons pour une disponinilisation du carburant. Lorsque beaucoup de barques opèrent, il y a beaucoup de poissons et ils sont écoulés à un prix abordable” indiquent ces derniers.

Ces pêcheurs de la plage de pêche de Kajaga mentionnent que seules trois barques opèrent sur environ deux cent qui opèrent normalement. Il s’en suit donc une hausse de prix de leurs productions. Actuellement, ils vendent un seau de poissons à deux cent milles ou deux cent cinquante milles francs burundais, alors qu’auparavant, ces poissons pouvaient être écoulés à cent mille francs burundais.

La ministre en charge du commerce Marie Chantal Nijimbere alors qu’elle était invité à la chambre haute du parlement en date du 20 décembre 2023, a indiqué que lorsqu’il y a des perturbations dans la procédure d’acheminement du carburant cela entraine une pénurie du carburant. Elle a également signifié que la pénurie du carburant s’explique par un manque de devises alors que le carburant est acheté en monnaie étrangère.

Par Clairia Kankundiye

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