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La vache au Burundi, une richesse particulière

La vache constitue une représentation importante dans la mémoire collective des burundais. Cette considération de la vache se remarquait à travers les soins qui lui étaient réservés. Ernest Nahimana, fervent défenseur de la culture burundaise, parle dans les lignes qui suivent, l’attention particulière accordée à la vache pendant le vêlage et après la mise basse. 

Selon Ernest Nahimana, la vache qui avait mis bas était encadrée comme une maman qui avait accouché. Cet encadrement permettait donc à cette vache de donner une grande quantité de lait. Les rituels effectués lorsqu’une vache mettait bas commençaient dès le vêlage jusqu’à ce qu’elle mette bas. Il convient de préciser que le berger ne pouvait même pas lever le bâton pour la frapper. L’entretien de la vache qui mettait bas des jumeaux était plus sérieux et il était strictement interdit de la traire, et ce chercheur nous en donne ici la signification.

Ernest Nahimana souligne également un autre aspect important à cet égard : on devrait procéder à la pratique d’Ukubandwa, une façon de remercier le Tout-Puissant mais aussi de se prémunir d’un éventuel malheur qui pourrait se produire. La vache, pour un Burundais, constitue une richesse précieuse, une raison donc de plus pour faire des rituels particuliers. Le chercheur et promoteur de la culture burundaise, Ernest Nahimana, signifie que même dans certaines familles, la vache seconde l’enfant car elles ne considèrent pas la vache comme un simple animal.

Un cadeau précieux à offrir 

Le chercheur précise que la vache est un élément indispensable lors de certains événements comme les dots. Partant de cette considération de la vache, ce chercheur signifie que c’est de là que la vache constitue une valeur de consolidation et de renforcement des liens entre les communautés. Une famille qui recevait un cadeau d’une vache avait même la chance de changer de rang social.

Ernest Nahimana ajoute également que dans cette ordre d’idée, une famille qui avait été honorée de recevoir un veau comme cadeau, pouvait en retour en offrir un autre à la même famille en guise de remerciement.

La vache comme pilier de la cohésion familiale

Pour renforcer les liens familiaux entre les familles, la vache jouait un rôle important, car chaque famille la donnait comme cadeau. Et en guise de remerciement, à la longue, la famille bénéficiaire remettait un autre veau. Le chercheur et promoteur de la culture burundaise, Ernest Nahimana, s’appuie sur cet exemple pour expliquer cette contribution de la vache à la promotion du bon voisinage chez les burundais.

Ce chercheur regrette cependant que cette culture tende à disparaître et que certains burundais commencent à reculer. Il reste cependant optimiste, évoquant ici des préalables pour la promotion de ce rituel de la vache en tant que moyen de renforcer les liens familiaux.

Ce chercheur propose également des séances de sensibilisation pour que les burundais ne considèrent plus la vache uniquement du point de vue de ce qu’elle peut apporter matériellement, mais également de cet aspect culturel. Le chercheur et promoteur de la culture burundaise, demande aussi au gouvernement de revoir sa politique d’élevage en mettant en avant l’élevage des vaches afin de pérenniser cet aspect. Ce promoteur de la culture burundaise considère également le rituel lié à la vache comme un patrimoine culturel qui ne doit donc pas disparaître.

 

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