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Le dialogue, une valeur positive burundaise en déperdition

Même si le dialogue reste encore une valeur respectée au Burundi, il n’en reste pas moins qu’il n’est que slogan dans plusieurs situations.  Le constat est de l’ancien responsable du musée national de Gitega Jacques Mapfarakora. Ce septuagénaire interpelle les générations actuelles à remettre à l’honneur cette valeur.

Selon Jacques Mapfarakora, la culture du dialogue pour les burundais commence d’abord au niveau de la famille.

« Au niveau de la famille, le mari consultait son épouse avant de prendre toute décision. La femme apporte son point de vue, marquant ainsi sa part de contribution. Toute décision était consensuelle », fait-il remarquer.

Monsieur Jacques Mapfarakora ajoute également que même le roi, avant de prendre toute décision, il consultait d’abord les notables. Aussi, l’adage burundais ne dit-il que « ceux qui mettent en avant le dialogue Dieu les y aide » ?

Cet ancien responsable du musée national de Gitega, conclut son argumentaire en disant que les burundais comprenaient très bien que toute initiative issue d’un dialogue avait plus de chance de réussir.

Jacques Mapfarakora reconnaît que cette culture n’a cependant plus sa saveur d’antan. Il souligne que l’absence du dialogue peut être la source de nombreuses conséquences néfastes, pouvant dégénérer en conflits.

« Souvent au niveau de la famille, si le mari prend une mesure allant à l’encontre de la volonté de sa femme et de ses enfants, les conséquences étaient néfastes même les enfants et l’entourage en souffraient beaucoup. »

Ce septuagénaire, ancien responsable du musée national de Gitega appelle donc les burundais au renforcement de la culture du dialogue, car selon lui, la perte de certaines valeurs culturelles peut conduire à la disparition même de l’identité nationale.

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