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Le prix du lait flambe en mairie de Bujumbura

Il s’observe une hausse du prix du litre de lait dans différentes localités de la ville de Bujumbura ces derniers temps. Des vendeurs de lait explique cette flambée est due à la pénurie du carburant et la hausse de prix des aliments pour bétail. Ils plaident pour qu’une solution à cette pénurie du carburant soit trouvée.

Ces vendeuses de lait dans différents coins de la municipalité de Bujumbura expliquent cette montée de prix du litre de lait par la pénurie du carburant. « La pénurie du carburant ainsi qu’une insuffisance de quantité de lait livré sont les causes de la hausse de prix. nos fournisseurs nous indiquent qu’ils ont peu de lait.Aussi, il y a des coupures d’électricité, et nous pouvons passer deux ou trois jours sans électricité et on ne peut pas fabriquer alors de yaourt. Pour conserver le lait, nous cherchons dans un autre quartier là où nous pouvons stocker notre lait que récupérons le lendemain matin pour le réchauffons », affirme Aline Nezerwe une vendeuse de lait.

« De ma part, je n’ai pas de lait suite à la pénurie du carburant. Mon lait vient de Kayanza, mes fournisseurs ont des difficultés pour venir faire les livraisons. Lorsque nous passons deux jours sans électricité, nous devons tout renverser » regrette Niella Isumbavyose qui travaille dans une cafétariat. Une autre vendeuse de lait Ronia Nisubire ajoute que « l’origine de la hausse des prix du litre de lait, c’est la pénurie de carburant. Si ton fournisseur vient de Muzinda par exemple, il hausse alors le prix du lait pour compenser le coût du carburant et ne fait qu’en informe à ses clients ».

Des fournisseurs de lait révèlent alors qu’il y a eu hausse des aliments pour bétail, tout cela impactant sur le prix du lait. « Les causes de la montée du prix du lait sont multiples, notamment une hausse des aliments pour le bétail, dont le son de riz et le son de maïs. Mais aussi, il n’est pas aisé de se procurer du drèche à la BRARUDI ces derniers temps. Cela conduit à une baisse de la quantité de lait produite. Nous travaillons à perte. Le prix du son de maïs a grimpé de 300 francs le kilo et les vaches en consomment en grande quantité », explique Népomucène Yampaye.

Des consommateurs de lait soulignent qu’ils n’ont pas d’autres choix que d’acheter le lait, peu importe le prix. « Nous achetons le lait quel que soit le prix » martèle Fiona Dukeze.
Tous plaident pour que les autorités habilitées trouvent une solution à la pénurie du carburant et à la hausse de prix des aliments pour bétail. « Le prix des aliments pour bétail devrait être revu à la baisse, notamment le prix du son de maïs. Que le drèche soit disponible, ainsi que le carburant », demande Népomucène Yampaye.
Dans une période d’une année, le prix du litre de lait a augmenté de sept cent francs. Actuellement le litre de lait s’achète à trois mille francs burundais.burundais.

Par Clairia Kankundiye

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