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«Debats à l’Assemblée Nationale sur le soutien aux burundais en difficulté à l’étranger»

Des députés déplorent les conditions dans lesquelles mènent les travailleurs burundais opérant à l’extérieur du pays. Ils regrettent que leurs droits soient souvent bafoués malgré la présence d’une représentation du gouvernement burundais dans ces pays. Une inquiétude soulevée lors de l’analyse et de l’adoption de trois projets de lois portant sur les accords de coopération entre la République du Burundi et la République du Gabon. Le ministre en charge de la coopération assure que les nouveaux accords de coopération ratifiés par le Burundi prennent en compte la protection des travailleurs migrants.

Ces inquiétudes des députés sont fondées sur la façon dont certains burundais exerçant à l’étranger sont traités. « Il y a eu des menaces liées aux changements climatiques ainsi que des français qui étaient hostiles aux travailleurs burundais se trouvant au Gabon. Est-ce que tous ces défis ont été levés ? » s’inquiète le député Antoine Manirambona. Abondant dans le même sens, le parlementaire Agathon Rwasa demande ce que le pays compte faire pour soutenir ces immigrés burundais. « Vous êtes déjà au courant que pas mal de burundais partent dans les pays arabes à la recherche du travail rencontrent des difficultés. Que comptez-vous faire pour soutenir ces burundais ? »

Le député Pamphile Malaika, élu dans la circonscription de Muyinga, propose au gouvernement de prioriser plutôt des accords qui favorisent les travailleurs à saisir de telles opportunités, par exemple en signant des accords avec des pays voisins où il y a encore des propriétés foncières à exploiter. « Les burundais sont souvent malmenés. Dans cet aspect d’échange d’informations, il serait mieux d’informer les burundais qui ont des enfants, des parents dans ces pays sur la vie qu’ils mènent », propose-t-il.

Le ministre en charge de la coopération répondant à ces préoccupations, Albert Shingiro, a rappelé que les relations entre les pays sont fondées sur des intérêts. Il signifie que si un seul Burundais est en difficulté, on ne peut pas se permettre de généraliser la situation. Il ajoute aussi que pour les travailleurs qui se rendent dans les pays arabes, il existe des mécanismes permettant, le cas échéant, de rapatrier un travailleur burundais en difficulté : « Les relations entre les pays évoluent, la situation de 1975 n’est plus la même actuellement. Dans les accords que le pays a ratifiés, on met en avant une garantie de la protection sociale, de la protection légale et de la protection en matière de droits humains. Il y a aussi la mise en place des commissions permanentes de suivi et de mise en œuvre. »

Le ministre Albert Shingiro appelle donc les travailleurs burundais qui partent ailleurs à la recherche d’une vie meilleure à chaque fois à partir dans la légalité pour ne pas avoir d’ennuis dans leurs pays de destination.

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